Coquillages et crustacés…
Sur la plage abandonnée…
Coquillages et crustacés…
Qui l’eut cru déplorent la perte de l’été…
Qui sans un mot s’en est allé…
Oui, je confirme, cheveux aux vents, je grelotte sous le soleil, les pieds enfoncés dans le sable froid…
Guillaume et moi sommes partis en week end en amoureux à l’Ile de Ré, j’avais posé mon vendredi et dès le jeudi soir, nous avons roulé direction le bord de mer…
Nous sommes arrivés tard à l’Hôtel mais quel plaisir hier matin de tirer les rideaux et de découvrir le spectacle magnifique de la mer offrant ses plus beaux reflets aux hommes. La plage était déserte et ne semblait attendre que nous…
© Photos Elodie Chestone - Reproductions & Utilisation Interdites - 2009
Comme le temps s’y prétait, nous avons opté pour une location de vélos et des balades tranquilles dans les environs, à commencer par Saint Martin de Ré.
Nous avons garé nos vélos et avons découvert ce joli petit village du bord de mer. Une pause café au bord du port s’est fait nécessaire et c’est presque les pieds dans l’eau que j’ai savouré un cappuccino, les yeux clos pour mieux me délecter des rayons chauds de lumière qui se posaient sur moi. J’ai alors senti une vraie détente se poser sur ma tête, mon visage, mon cou, ma nuque, mes épaules, mes bras se sont décrispés peu à peu, je sentais chacun de mes muscles se relacher. Mon thorax s’est desserré et j’ai commencé à mieux respirer et à apprécier pleinement la vie telle qu’elle s’offrait à moi.
Guillaume me regardait, attendrie.
- “Tu as meilleure mine qu’hier ma chérie.
- Oui, je commence à me détendre et je le sens dans mon corps : j’ai plein de picotements et je me sens mieux…
- Tu devrais vraiment faire de la sophrologie, çà marcherait bien avec toi.
- Comment tu le sais ?
- J’en ai fait un peu dans le cadre de mon travail pour la gestion du stress et les techniques sont vraiment sympas, faciles à faire et à mémoriser. çà t’apporte une réelle autonomie et un mieux être assez immédiat.
- Ah oui? Tu ne m’en avais jamais parlé.
- Bah….je ne pensais pas à l’époque que celà pouvait t’interesser…
- Parce que j’ai changé depuis ?
- Maintenant tu es devenue l’icone du mieux être… Alors tu te dois de tout savoir en la matière…
J’ai rigolé…Il avait raison. Je contacterai les adresses que mon nutrionniste m’avait données il y avait déjà plusieurs jours…
Nous avons continué tranquillement notre promenade, visitant le marché, s’arrêtant l’eau à la bouche, devant presque tous les étals de fruits de mer…, dédalant ensuite dans les ruelles tranquilles et colorées du village, moi m’arrêtant toutes les trente secondes pour entrer dans les boutiques….réflexe professionnel lié à mon ancienne chronique oblige…
Et c’est affamés que nous nous sommes arrêtés devant une crêperie du port qui semblait se remplir très vite… Sans nous concerter, nous sommes entrés tous les deux dans le restaurant et par miracle, il leur restait une table…
Quelques minutes plus tard, nous trinquions devant une bolée de cidre à ce week end en amoureux tandis que des crêpes complètes (oeuf, jambon, fromage) de blé noir arrivaient… J’ai regardé mon homme scruter avec des yeux d’expert et à l’aide de la pointe de sa fourchette, la crêpe… j’attendis que ses origines bretonnes nous donnent leur feu vert. Il leva les yeux et me dit : ” c’est une vraie“. Alors nous commençames la dégustation…
Silence, mastiquation, gorgées de cidre, troisième bolée pour moi et énorme envie de rire. Je repense à la pub pour le dentifrice et à Arielle Domsbale qui chantonne ” la vie, la vie , la vie est un éclat de rire“. Oui c’est bien vrai ! Je glousse en crachotant un bout de crêpe sur Guillaume qui lève les yeux de son assiette et qui se marre lui aussi en voyant cette fois mes joues rouges.

© Photos Marioti Entreprises - Reproductions & Utilisation Interdites - 2009
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- on va arrêter le cidre ?
- pas question !
- et tu vas rentrer comment à l’hôtel ?
- j’ai sommeil, on va aller sur la plage se reposer!
Il semble séduit. Les beurres sucres arrivent. Je finis ma bolée de cidre et j’aperçois mes yeux joyeux et pétillants au fond du bol. Je me fais un clin d’oeil complice de ma gaieté, Guillaume rigole en me voyant faire et c’est bras dessous, bras dessus que nous repartons direction la plage pour faire un pt’it som…
Je fredonne le refrain habituellement sussuré par Brigitte Bardot en m’allongeant à même le sable tandis que je plante mes doigts dans le sable…
“Sur la plage abandonnée…Coquillages et crustacés….qui l’eut cru déplor….”
La fin des mots s’envolent dans la brise tandis que le sommeil m’emporte…
MARIOTI, Recevoir Bien, Recevoir Bon !
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Cet article a été déposé par Elodie Chestone.



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